cinéma
film, vidéo, performance et télévision au cinéma

De nos jours la salle de cinéma est construite suivant le modèle des parcs d'attractions ou des parcs thématiques. On y a le choix entre expériences, excitations et émotions en tout genre. Les techniques visuelles et sonores les plus récentes y sont utilisées en quête d'émotions fortes. Même la télévision, sans laquelle actuellement on ne produirait plus de films, est devenue un canal conditionné par la nécessité d'obtenir des parts de marché et de prévoir les attentes du spectateur. Pour d'autres productions il y a de moins en moins de place. Certains artistes, tels Egoyan, Cronenberg, Ferrara ou Burton, sont à l'aise dans ce monde de jeux, de voyeurisme, de sentimentalité, d'excitants physiques, d'angoisses collectives et de désirs de purification. Pour eux c'est le point de vue parfait pour examiner notre culture.
Néanmoins la salle de cinéma a encore un autre avenir. Elle pourrait être un lieu où d'autres productions, non-uniformisées, pourraient également être montrées: les productions, construites différemment, qui puisent dans les médias quotidiens et s'y opposent, et qui sont réalisées sur d'autres supports et dans d'autres disciplines. Ce qui manque pour le moment à la plupart des salles de cinéma, dites les meilleures, est une réceptivité face à ces productions et une volonté de quitter les réseaux rigides et les monopoles des distributeurs. Le cinéma est mort, vive la salle de cinéma